Principes de base de l’éducation du cheval

  • D’abord l’apprivoiser. Passer du statut de prédateur à celui d’animal tolérable, non dangereux, puis d’animal de compagnie agréable, puis au statut de partenaire-leader.

  • Le respecter et lui faire confiance, mais obtenir son respect et créer sa confiance.
  • Créer la connexion avec votre cheval. Si votre cheval n’est pas connecté à vous, il ne vous respecte pas et ne vous écoute pas. Il fait alors ce que son instinct lui dicte et ça peut être dangereux pour lui et pour vous (fuite, emballement et panique). Pour cela, il faut attirer son attention par des demandes qu’il puisse comprendre.
  • Respecter ses peurs naturelles, mais, pour notre sécurité à tous les deux, le désensibiliser à tout ce qui ne doit pas le concerner (vos mouvements à côté ou sur son dos, par ex, surtout si vous voulez pratiquer la voltige).
  • En même temps, le sensibiliser aux aides que vous voulez utiliser : A pied : main, licol, longe, voix.
  • Quand il ne peut s’éloigner, lui apprendre à céder à la pression : Toujours commencer par la force la plus infime et aller aussi loin et aussi fermement que nécessaire (inconfort) pour obtenir l’action. Mais :
  • Arrêter la stimulation dès la plus petite ébauche de cession (retour au confort), c’est ce qui apprend au cheval à répondre plus vite à une stimulation plus faible, et même à la simple suggestion. Si vous continuez la stimulation (inconfort), pourquoi continuerait-il à céder ?
  • Poussez votre cheval, ne le tirez pas. C’est éventuellement possible au sol (s’il veut bien), mais comment faire, en selle ? Le cheval est un animal de liberté et de confort, qui n’aime pas être bousculé, ni poussé, ni entravé et tiré. Entre les deux, il va cependant comprendre mieux la poussée que la traction. Depuis sa tendre enfance, il a été ainsi déplacé par sa mère et ses aînés et il a appris à céder à ces (menaces de) poussées. Par contre, jamais il n’a été déplacé par traction : jamais un dominant ne l’a attrapé par l’oreille ou par la queue pour le tirer quelque part. C’est donc une expérience qui ne peut –sauf apprentissage- qu’entraîner une réaction d’opposition.
  • En selle, ensuite : focus (direction de votre énergie et de votre regard), assiette, pieds, mains, voix…
  • Apprendre à bien dissocier les suggestions et les demandes (les aides) pour ne pas contredire les unes par les autres. Votre cheval ne peut que se perdre dans la confusion. Soyez caricatural au début. Au fur et à mesure de ses progrès (et des vôtres), ces aides seront de plus en plus fines et discrètes, jusqu’à devenir invisibles, essentiellement mentales. Et vous pourrez les associer entre elles.
  • N’allez pas trop vite ! Laissez le se reposer et assimiler ce que vous lui demandez et récompensez toute bonne tentative : repos, caresse. Si vous êtes en échec sur un exercice, revenez et terminez sur un exercice plus facile. Vous y reviendrez plus tard. N’essayez pas de tout lui apprendre en même temps. Décomposez les exercices nouveaux en étapes plus simples.

Travaillez et, surtout, amusez vous ensemble. A vous de jouer…

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