Les désensibilisations

Le désensibiliser à tout ce qui « ne doit pas le concerner »

Au sol – longue longe et licol

Rappel : toujours exercices des 2 côtés.

Si un exercice échoue, revenir à l’exercice d’avant. Eviter de s’arrêter sur un échec : ça lui apprendrait que c’est lui qui commande.

S’il se laisse caresser le cou, la tête et les épaules (désensibilisation), je ne devrais avoir aucune difficulté pour lui mettre son licol. Je le lui mets et je le retire à plusieurs reprises.

Caresser avec la main, puis avec la longe, d’abord sur l’épaule et le garrot, puis sur l’encolure de plus en plus près des oreilles, sur le front, autour des yeux et sur le nez, puis sur le dos et le ventre, vers la croupe et sur les membres postérieurs. Idem sur le reste du corps y compris le ventre et entre les pattes.

En tenant la longe à 50 cm du mousqueton, j’agite l’autre bout ou un stick autour de lui d’abord assez loin puis en me rapprochant de lui de plus en plus. Sa réaction normale est de fuir ce mouvement insolite. Je maintiens la stimulation tant qu’il bouge et j’arrête dès qu’il s’immobilise. Repos, puis je recommence jusqu’à ce que cela ne l’inquiète plus du tout.

Finalement, je dois pouvoir lancer ma longe de l’autre côté par-dessus son dos et autour de ses membres antérieurs, puis postérieurs, sans qu’il manifeste d’inquiétude.

Je recommence avec la longe en l’agitant au sol comme un serpent autour de lui, éloigné puis près de lui et sous lui.

Je désensibilise ensuite avec tout et n’importe quoi : mon manteau, mon chapeau, le stick de communication nu ou équipé d’un fanion de couleur vive ou en plastique, des objets bruyants (crécelle, harmonica), tout ce qui me passe par la tête et qui est susceptible de l’effrayer. Par la suite, un bruit ou un mouvement extérieur inattendu pourra le faire sursauter de surprise, mais ses réactions ne doivent pas aller au-delà. Sinon, danger ++.

Plus tard, si possible, le faire marcher à côté de tracteur avec moteur ronronnant, puis tracteur qui se déplace et tire une remorque bruyante. S’il est calme avec ça, il devrait l’être aussi en croisant un semi-remorque.

Autres éléments extérieurs effrayants :

  • Mare : bâche
  • Passages étroits
  • Van
  • Portique éventuellement avec fanions qui bougent au vent
  • Parapluies

whatsthatforFaites le travailler à distance de ce qui l’effraie et se reposer et trouver du confort (caresses) à côté et de plus en plus près, jusqu’à s’y reposer sous, sur ou dans ce qui l’effraie. Donner lui envie d’être là où, spontanément, il n’a pas envie d’être.

Le désensibiliser à mes propres mouvements : grands mouvements de bras y compris en direction de ses yeux et oreilles, grands mouvements de jambes devant et à côté de lui, sauter à côté de lui. Tout cela doit pouvoir se faire de façon de plus en plus rapprochée, sans que ça lui crée la moindre émotion. De même, marcher à côté de lui en tenant la longe et en agitant, au-dessus de lui et de chaque côté, un fanion éventuellement bruyant (sac plastique au bout du stick de communication par ex). Ça me permettra plus tard de faire n’importe quel mouvement sur son dos (retirer et remettre mon manteau, manipuler un lasso et le lancer, jouer au polo, pratiquer la voltige par ex) sans lui faire peur.

Le désensibiliser au tapis de selle :

J’agite le tapis de selle autour de lui de + en + près et tant que ça le fait réagir. J’arrête la stimulation dès qu’il s’immobilise. A plusieurs reprises.

Quand il est calme, je pose le tapis sur son dos et je le caresse avec, en remontant de + en + sur son encolure jusqu’au dessus des oreilles, et vers la queue et derrière ses postérieurs. Et je renouvelle l’exercice fréquemment aussi longtemps qu’il ne reste pas parfaitement calme.

Le désensibiliser à la selle :

A cette étape, je pose la selle au sol devant lui et je le laisse faire connaissance avec ce nouveau truc bizarre.

Je lève la selle devant son nez et je le laisse renifler, voire lécher (mais pas mordre). De cette position, je tourne pour poser en douceur la selle sur le dos. S’il bouge, je maintiens la selle immobile sur son dos jusqu’à ce qu’il se calme, puis je retire la selle et je recommence après quelques secondes de repos. S’il ne bronche pas, je déplace la selle le long de son dos sur l’encolure jusqu’à ses oreilles, puis jusqu’à la croupe, tranquillement, sans brutalité, à plusieurs reprises jusqu’à ce que ça ne lui inspire plus aucune émotion.

A ce moment et si j’ai auparavant correctement désensibilisé les flancs et le ventre au toucher, je dois pouvoir sangler et désangler à plusieurs reprises sans que ça le fasse réagir. Je peux tester avant en enroulant une corde autour de son thorax et en la serrant modérément puis un peu plus fort. S’il réagit, le laisser faire jusqu’à ce qu’il comprenne que ça ne mord pas, mais relâcher aussitôt qu’il se calme.

Pour commencer, éventuellement utiliser la selle sans les étrivières, puis recommencer avec les étrivières et les étriers qui lui battent les flancs quand il bouge.

A ce stade, le faire marcher puis trotter, en rond, des 2 côtés, au bout d’une longue longe ou en liberté. Le battement des étrivières contre ses flancs peut l’effrayer et il peut réagir par des coups de cul, voire par un rodéo impressionnant. Maintenir le contact avec la tête, mais le laisser faire : il va vite se rendre compte qu’il ne peut pas se débarrasser de ce « machin » et il va se calmer. A ce moment, l’arrêter, le laisser se reposer et caresser ++.

Recommencer au moins 2 ou 3 fois jusqu’à ce qu’il trotte dans le calme. Quand je serai en selle, il ne devrait pas avoir peur de mes jambes contre ses flancs.

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